Une fois l’anesthésie loco-régionale faite, le patient est installé sur la table d’intervention et l’anesthésie générale est réalisée. L’anesthésiste injecte également des antibiotiques 30 minutes avant l’intervention.
Le patient est ensuite installé en position demi-assise le plus souvent (comme dans un avion en position un peu allongée).
L’épaule est « préparée » c’est-à-dire qu’elle est lavée au savon puis 2 badigeons successifs d’antiseptique sont appliqués.
Les champs opératoires sont mis en place et l’intervention peut alors débuter.
Le premier temps consiste à accéder à l’articulation de l’épaule.
Le plus souvent, il est nécessaire de réaliser une tétnotomie (section) du muscle subscapulaire pour y accéder. Celui-ci sera suturé en fin d’intervention.
Une fois l’articulation exposée, le chirurgien réalise « les coupes » osseuses de l’humérus à l’aide de guides, dit guide ancillaire.
Il réalise la préparation de l’os des deux côtés : humérus et glène de l’omoplate.
Une fois celles-ci réalisées, il doit alors mettre en place les implants d’essai, puis si ceux-ci sont les bons, il demande les implants définitifs.
La mobilité et la stabilité de la prothèse sont testés avant la fermeture.
Le tendon du muscle subscapulaire est ensuite réparé et la fermeture se fait dans l’ordre inverse du premier temps.
Un redon (système de drain) est rarement mis en place sauf cas particulier.
Le pansement est réalisé et l’attelle est mise en place avant que le patient soit amené en salle de réveil.
Video 3.